Renforcement du réflexe sanitaire de la population défavorisée sur les liens entre la trilogie conservation – bilharziose – WASH1 dans la rivière de Nosivolo Marolambo

Les Maladies Tropicales Négligées sont représentées majoritairement à Madagascar par la bilharziose ou schistosomiase, la filariose, les géohelminthiases et la puce chique. Elles touchent surtout les habitants de zones à accès difficile et éloignées de système de soin. RISEAL Madagascar a, depuis 2007, priorisé le cas de la bilharziose en ayant comme cible ce type de population, et ce, en partenariat avec le Ministère de la Santé.

Ayant déjà bénéficié d’un appui de la Solidarité Santé navale, pour la réalisation d’un projet innovant liant la riziculture et la bilharziose, RISEAL Madagascar veut mettre à échelle ce dernier, en se focalisant sur la trilogie conservation-bilharziose-WASH. Il s’agit de la conservation de la rivière de Nosivolo, plus exactement des poissons y existant. Le site étant un site de travail de RISEAL depuis 2016, montre une prévalence de bilharziose atteignant 80% pour les quelques sites d’échantillonnage du 2014 à 2017 le long de la rivière. La population locale a fait, par conséquence, appel de prise en main de ce problème majeur de leur santé.

L’objectif du projet est de produire des outils de communication efficace pour véhiculer les messages de lutte contre la bilharziose, et la liaison de celle-ci avec la conservation des poissions et les activités WASH. Cet objectif est tiré de la nécessité de mener une campagne de sensibilisation, d’éducation et de renforcement de capacité, focalisés sur les pratiques d’hygiène et d’assainissement. Les actions prioriseront la communication de proximité à travers le mass-média local et la production de supports simple véhiculant facilement les messages, la formation de pairs-éducateurs afin de les revalorisé et les redynamisé, une éducation de masse, et un plaidoyer. Seront véhiculés à travers le projet les messages : « l’homme est complice involontaire de la transmission » ; « l’homme adversaire de la transmission et de la maladie » ; et « l’homme et la nature doivent vivre en harmonie ».  La méthode CAP ou Connaissance – Pratique – Attitude seront effectués pour évaluer les impacts des actions et leurs pérennisations au-delà du projet.

Les actions seront concentrées dans 12 localités comprenant 5 Fokontany (limite administrative d’un village) et 10 écoles. 

Le promoteur principal du projet sera le RISEAL Madagascar qui est une association malagasy sous la loi 60-133 créée le 28 Aout 2007. Il se fera toujours aider par une association sœur le Cercle d’Etudes Multidisciplinaires sur l’Environnement et la Santé (CEMES) avec qui il collabore depuis sa création. Cette association créée depuis plus d’une quinzaine d’années regroupe des experts multidisciplinaires. Le CEMES en tant qu’Association multidisciplinaire œuvre pour l’intégration des actions visant l’amélioration de la santé publique et la gestion raisonnée de l’environnement.

Parallèlement, les communautés locales y compris les autorités et les responsables des différentes écoles, les services techniques, en particulier dans les domaines de la santé, de l’environnement, de la population et de l’information, sont des partenaires potentiels dans la structure de mise en œuvre du projet.

L’accessibilité dans les villages visités sont uniquement à pied, ce qui nécessitera plus de temps de travail et d’effort physique et il n’y avait pas du tout de services de communication par téléphone mobile. Il faut que le projet soit réalisé pendant l’année scolaire qui est actuellement en phase de changement.

Le projet en résultera une connaissance de la population de la zone cible de la maladie bilharziose renforcée et elle sera impliquée davantage aux moyens de lutte et au changement positif de comportement pour atténuer la propagation de la maladie. Les liens entre la maladie bilharziose, la conservation de poissons en voie de disparition et WASH sont démontrés par la population qui a été déjà sensibilisée à la gestion courante du site. Les connaissances de la population des zones cibles sur les Maladies Tropicales Négligées dont les enfants sont les plus sensibles augmentent. Des messages sont restés durablement dans la localité grâce aux outils développés.