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Introduction
Les maladies parasitaires et infectieuses constituent un grave problème de santé publique au niveau mondial. Le fardeau causé par les helminthiases parmi lesquelles figurent les schistosomiases est énorme. Plus de 200 millions individus sont à risque à travers le monde constituant 40 % de toutes les maladies tropicales à l’exception du paludisme. Les helminthiases sont aujourd’hui un indicateur de pauvreté, car les populations les plus touchées sont celles vivant dans des zones rurales éloignées et défavorisées. Il est reconnu aujourd’hui qu’il existe des maladies graves qui touchent au moins un milliard de personnes dont : l’ulcère de Buruli, la filariose lymphatique (éléphantiasis), la schistosomiase, la lèpre, la trypanosomiase humaine africaine, les parasitoses intestinales (l’ankylostomiase, l’ascaridiase, l’amibiase, trichocéphalose), la dracunculose, la loase, l’onchocercose, le trachome. Ces maladies sont appelées « négligées » en raison d’une part du peu d’intérêt qu’elles suscitent auprès des instances internationales et d’autre part des maigres ressources qui leur sont consacrées. La lutte contre ces maladies est maintenant reconnue comme facteur contribuant directement à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Les différentes résolutions prises, parmi lesquelles la WHA50.29 et WHA54.19 en faveur de la lutte contre ces maladies dites négligées, créent un environnement favorable pour intensifier la lutte contre ces dernières à l’échelle mondiale en s’appuyant sur un plaidoyer visant à souligner l’impact de ces maladies sur la santé et sur la productivité dans les pays en développement. La clé stratégique repose sur l’approche intégrée et sur l’accès facilité aux médicaments anthelminthiques et à leur emploi coordonné dans le but de lutter contre plusieurs infections touchant le même individu en même temps. L’approche intégrée assurera la rentabilisation des ressources humaines et financières existantes dans les pays endémiques à travers la valorisation et l’emploi synergique de l’expérience accumulée par les divers acteurs engagés jusqu’à aujourd’hui dans les programmes « verticaux » de lutte.
A Madagascar l’amélioration de la santé des populations constitue une priorité du gouvernement. C’est ainsi que le Ministère de la Santé, du Planning Familial et de la Protection Sociale a défini la politique nationale de lutte intégrée contre les maladies tropicales négligées. Le but est de réduire l’impact socio-économique du aux maladies endémo épidémiques. A Madagascar, les helminthiases (schistosomiases, vers intestinaux, filariose lymphatique) sont très largement distribuées sur l’ensemble du territoire et touchent plus de la moitié de la population Malagasy. Elles constituent un important problème de santé publique, avec des répercussions socio-économiques. La lutte contre ces fléaux connaît jusqu’à maintenant beaucoup de contraintes dont la plus importante est la faiblesse des ressources (surtout financières) et le manque de coordination. C’est dans ce contexte qu’a été élaboré un plan d’action quinquennal de lutte intégrée contre ces maladies négligées qui facilitera l’atteinte de l’Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) en protégeant plusieurs millions d’individus. L’Objectif du présent plan est de mettre en place un système intégré de distribution de médicaments antihelminthiques et un système de suivi évaluation opérationnel pour assurer la couverture nationale de Madagascar d’ici 2010.

